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Le mot du Coordonnateur National

Le Gouvernement du Cameroun a entrepris depuis 2008, la rénovation de son dispositif de formation agropastorale et halieutique. Ce processus, engagé à l’issue d’une période d’ajustement structurel qui a fortement affaibli ce dispositif a eu pour bras séculier le Programme d’Appui à la rénovation et au développement de la Formation Professionnelle dans les secteurs de l’agriculture, de l’élevage et des pêches (AFOP). Il a bénéficié d’un financement de la remise de dette dans le cadre du Contrat de Désendettement et de Développement (C2D).

Après deux phases successives de 4 années chacune, ce processus de rénovation concerne aujourd’hui 96 centres de formation et 26 écoles répartis dans toutes les régions du pays, dont l’organisation (cogestion avec les acteurs du territoire) et le fonctionnement pédagogique (démarches et outils d’organisation, animation et évaluation de la formation et insertion) ont été transformés. En outre, au-delà du segment « formation professionnelle », les centres et écoles rénovés fournissent également des services techniques et financiers pour l’accompagnement à l’insertion des jeunes sortants. Depuis 2015, ce sont environ 3000 jeunes qui sont formés en moyenne chaque année dans les centres et les écoles et 1000 d’entre eux qui s’installent en tant qu’agriculteurs/pêcheurs avec l’appui du programme AFOP (les autres s’installent sans appuis ou, dans la plupart des cas, rejoignent l’exploitation familiale qu’ils contribuent à moderniser).

Cette rénovation, a rempli l’essentiel de ses objectifs en matière de performance et d’exclusivité, mais à un coût récurent nécessairement supérieur à la situation de référence (environ 10 MEUR/an) soit 6,6 milliardsFCFA. Elle a aussi permis, grâce à l’appui technique et institutionnel de Montpellier SupAgro, de générer un capital d’expertise camerounais de grande qualité, dont la préservation est un enjeu essentiel à la pérennité de ce dispositif.

Le Gouvernement du Cameroun et l’AFD ont convenu d’une troisième phase 2017-2022) de financement du C2D pour d’une part poursuivre la contribution à l’emploi des jeunes et à la croissance inclusive et durable des territoires ruraux au Cameroun et d’autre part consolider et pérenniser les acquis du dispositif rénové.

A ce titre, cette phase dénommée PCP-AFOP (AFOP Phase de Consolidation et Pérennisation) n’est plus un programme « comme les autres » et aura comme fil directeur d’organiser et de préparer  le perfectionnement et le transfert de ses fonctions aux structures pérennes des ministères de tutelle ainsi qu’aux territoires. L’objet AFOP, pour structuré et efficace qu’il soit, reste et doit en effet rester un véhicule éphémère de la transformation et de la rénovation du dispositif camerounais de formation et d’insertion des jeunes dans les métiers agropastoraux et halieutiques.

Il doit non seulement maintenir les objectifs techniques issus des phases antérieures en terme d’opérationnalité et fonctionnalité des structures rénovées, mais également développer et viser les objectifs techniques nouveaux liés au perfectionnement du dispositif actuel (massification, thématiques nouvelles, ateliers pédagogiques…) et enfin  des objectifs de  transfert des fonctions jusqu’alors animées par AFOP aux nouveaux récipiendaires. Ce dernier groupe d’objectifs liés aux mutations organiques et managériales sont de nature qualitative et quantitative.

Le site web AFOP se veut alors une vitrine qui tout en présentant l’actualité et les réalisations de ce processus innovant et structurant, fait aussi la capitalisation de connaissances, véritable défi en termes d’expériences, de démarches et d’outils méthodologiques, organiques, managériaux et institutionnels à partager au plan national et international.

J’exhorte les lecteurs à vivre avec nous cette aventure de développement du capital humain au service de l’agriculture, de l’élevage et des pêches, à travers la formation en milieu rural des jeunes dans la perspective de création des richesses, d’auto emploi des jeunes ruraux tout en préservant l’environnement de production.

Le Coordonnateur National

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Liste des écoles et centres de formation du dispositif PCP-AFOP

REGIONS

DEPARTEMENTS

CENTRES DE FORMATION

TYPE DE CENTRE (PRIVE /PUBLIC)

ADAMAOUA

Djerem

Centre de Formation Agricole (PADI-EELC) de MENG-TIBATI

Prive

Djerem

Centre de Formation Agropastorale de la commune  (CFAC) de NGAOUNDAL

Privé

Faro et Deo

Centre Communautaire de Formation des Jeunes Agropastoraux de TIGNERE (CFJAT)

Privé

Mayo Banyo

Centre de Formation Agro-pastorale (CEFAP) de BANYO

Privé

Mbéré

Centre de Formation Agropastorale Association pour la Promotion de l’Elevage au Sahel et en Savane (CFA APESS) de MEINGANGA

Privé

Vina

Centre de Formation Station Zootechnique (SZ) de WAKWA

Public

Vina

Centre de Formation Professionnelle Communal pour l’Agriculture, l’Elevage et le Developpement Durable (CFPN) de NYAMBAKA

Public

Vina

Centre de Formation Professionnelle des Jeunes Agriculteurs et Eleveurs (CEFJAM) de MBE

Privé

Vina

Centre de Formation Agropastorale (CFA APESS) de HANGLOA

Prive

CENTRE

Haute Sanaga

Ecole Agricole Adventiste de Nanga Eboko

Privé

Lekié

Ecole de Formation Rurale (EFR) d’Endoum

Privé

Lekié

Centre de Formation Rurale (CFR) d’Evodoula

Public

Lekié

Ecole Familiale Rurale (EFR) de Nkom-Ekouda

Privé

Lekié

Centre d’Education et d’Action Communautaires (CEAC) de Zima

Public

Lekié

Centre de Formation Agropastorale (CFAP) de Mbele

Privé

Mbam et Kim

Centre de Developpement Rural (CDR) de TALBA

Privé

Mbam et Kim

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) de Nachtigal

Public

Mbam et Kim

Centre de Formation Rurale (CFR) de Goura

Public

Mefou Akono

Centre de Formation Professionnelle Agricole (CEFPAAK) d’Akono

Privé

Mefou et Afamba

CHASSADD-M de Mfou

Privé

Mefou et Afamba

Centre de Formation aux Techniques Agropastorales (AGROTECH)  D’Esse

Privé

Mefou et Afamba

Centre d’Education et d’Action Communautaires (CEAC) de Ngang II

Public

Mefou et Akono

Centre de Formation Rurale (CFR) OTELE

Public

Mfoundi

Ecole Pratique d’Agriculture (EPAB) de Binguela

Privé

Nyong et Kélé

Centre de Formation Rural (CFR) d’Eseka

Public

Nyong et Mfoumou

Centre de Formation aux métiers Agropastoraux de la Commune de Mengang (CFAP-CM)

Privé

Nyong et Mfoumou

Centre International d’Initiation au Développement (CIID) de Ngalla

Privé

EST

Boumba et Ngoko

Ecole Familiale et Rurale (EFR)  Yenga (Moloundou)

Privé

Haut Nyong

Centre Communal de Formation Agropastoral (CFAC) de Messamena

Privé

Haut Nyong

Centre de Formation Agropastorale Communautaire (CEFAC) de Bagbeze

Privé

Kadei

Centre de Formation Agricole et Rurale (CFAR) de Nkol Bomo (Batouri)

Prive

Kadey

Centre de formation Filles-mères de Mbang

Privé

Lom et Djerem

Ecole Familiale Agricole (EFA) de Koume-Bonis

Privé

Lom et Djerem

Ecole Familiale Agricole (EFA) de Mararaba

Privé

Lom et Djerem

Centre de Formation Rurale (CFR) de Bouam

Public

Lom et Djerem

Ecole Familiale Agricole (EFA) Essandjane

Privé

Lom et Djerem

Ferme Ecole de Kaigama

Privé

EXTREME-NORD

Diamaré

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) GOYANG

Public

Logone et Chari

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) DE NGOUMA

Public

Mayo Danay

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) DE MOULVOUDAYE

Public

Mayo Danay

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) DADJAMKA

Public

Mayo Danay

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) DANA

Public

Mayo Kani

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) GUIDIGUIS

Public

Mayo Tsanaga

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) DE KOZA

Public

LITTORAL

Manengouba

FERME ECOLE NDOUNGUE

Prive

Manengouba

Centre de Formation Rurale (CFR) DE MBANGA

Public

Moungo

Centre de Formation Professionnelle des Jeunes (CFPJ) de BARE KEKEM

Prive

Nkam

Centre de Formation Rurale (CFR) de NKONDJOCK

Public

Sanaga Maritime

MAFARSAM (MASSOK)

Prive

Sanaga Maritime

Centre de Formation Rurale (CFR) de POUMA

Public

Sanaga maritime

Centre de Formation Rurale de NKOM

Public

Wouri

Centre de Formation Rurale (CFR) de NKONMALANG

Public

NORD

Benoue

Centre communal de formation aux métiers agropastoraux de NGONG

Prive

Benoue

Centre communal de formation aux métiers agropastoraux de PITOA

Prive

Mayo Louti

Centre de Formation (Station Zootechnique) de LOUGGUERE

Public

Mayo Rey

Centre de Formation Agropastoral (CFAP) de TOUBORO

Prive

NORD-OUEST

Bui

SHUMAS Bio Farm and Training Center (KUMBO)

Prive

Mezam

Presbiterian Rural Training Centre (PRTC) FONTA

Prive

Mezam

NAZARETH Training Centre de BAMENDA

Prive

Momo

Station Aquacole (S.A)  KU-BOMÉ (MBENGWI)

Public

Momo

MBEH-NGWO Agropastoral Training Center

Privé

Ngoketundjia

Agric Dynamic Multipurpose Training

Privé

OUEST

Bamboutos

Institut de Technique et de Formation Agropastorale (ITFA) de MBOUDA

Prive

Haut Nkam

Centre de Formation Rurale CFR) de (BAFANG

Public

Menoua

Ecole Familiale Agricole (EFA) BALEVENG

Prive

Menoua

Centre de Formation Rurale Communautaire (CEFORCO) BAFOU

Prive

Mifi

Centre de Formation Rurale (CFR) de BAFOUSSAM

Public

Ndé

Centre Integre d’Experimentation et de Formation en Agriculture Durable (CIEFAD) DE BANGANTE

Privé

Nkoung khi

Centre de Formation Rurale En Agriculture (CFRA) DE BANDJOUN

Prive

Noun

Centre de Formation des Agriculteurs du Noun (CEFAN) FOUMBAN

Prive

Noun

Station d’Elevage (SE) de KOUNDEN

Public

Noun

Centre de Formation Professionnel (CFP) de KOUTABA

Prive

SUD

Dja et Lobo

Ecole Adventite Agricole (EAA) Avebe (Sangmelima)

Privé

Dja et Lobo

Centre de Formation Rurale (CFR) de Mvakwa

Public

Dja et Lobo

Centre de Formation Professionnelle Agropastorale) (CFPA) de  Zoetele

Privé

Dja et Lobo

Ecole Familiale Agricole (EFA) de Minkoumou

Privé

Dja et Lobo

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) de Zoum

Public

Mvila

Station Aquacole (SA) d’Ebolowa

Public

Mvila

Ecole Familiale Agricole (EFA) de Minkane (Biwong-Bane)

Privé

Mvila

Centre de Formation Rurale (CFR) Ebolowa

Public

Mvila

Centre d’Education et d’Actions Communautaires (CEAC) de Ngalane

Public

Océan

Centre d’Actions et d’Initiatives Locales (CAIL) de Kribi

Privé

Valee du Ntem

Centre Agropastoral de ZOAMEYONG (CAPZO)

Privé

SUD-OUEST

Fako

Centre de Formation des Jeunes Agriculteurs (CFJA) de MUYUKA

Public

Koupe Manengouba

Divine providence centre de NGUTI

Prive

Manyu

Centre de Formation Rurale (CFR) D’OBANG

Public

Meme

Station Aquacole (SA) de KUMBA

Public

Meme

Cameroon Farmer Development Centre (CAFDEC) d’IKIWINDI

Prive

 

Quelques chiffres

En termes de résultats, 06 entreprises de pêches ont été mises en place, 26 écoles et 96 centres construits. 

6 940 jeunes ont été formés aux métiers d’entrepreneuriat soit 4690 au métier d’exploitant agricole dont 3399 hommes et 1291 femmes, 206 au métier de maître pêcheur dont 200 hommes et 6 femmes et 2114 au métier d’entrepreneur agropastoral, dont 1 366 hommes et 748 femmes.  Pour ce qui est des métiers de conseil, 1522 ont déjà été formés à raison de 977 hommes et 545 femmes.

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Outils pédagogiques : formation des Maîtres Pêcheurs

Après l’installation en 2016 de la première promotion des jeunes Maîtres Pêcheurs (MP) formés au Centre de Formation des Jeunes Pêcheurs (CFJP) de BONAMATOUMBE en pêche artisanale maritime, le Ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales a procédé en avril 2018 à la mise en eau de la première promotion des maîtres pêcheurs du Centre d’Alevinage et de Contrôle de Pêche (CACP) de MAGA en pêche artisanale continentale. Au cours du processus d’accompagnement à l’insertion de ces maîtres pêcheurs, quelques différences étaient apparues entre les deux types de pêche, notamment sur les plans de l’organisation, des équipements et des périodes de pêche, la pêche artisanale continentale semblant plutôt saisonnière.

La deuxième promotion des MP est arrivée en fin de formation dans cinq (05) centres de formation, à savoir le CFJP de BONAMATOUMBE, le CACP de MAGA, le CFJP de DEBUNDSCHA, le centre de pêche de LONDJI et le centre de pêche de BELABO.

Une troisième promotion des MP vient d’entrer en formation dans huit (08) centres de formation, les centres de LAGDO, de MBAKAOU et de MOUANKO s’étant ajoutés aux cinq ci-dessus.

Afin d’envisager la formation de cette nouvelle promotion de MP avec plus de sérénité, une évaluation de la formation de la deuxième promotion s’est tenue à EBOLOWA du 25 au 29 Juin 2018, sous la conduite de la Direction des Pêches, de l’Aquaculture et des Industries Halieutiques (DPAIH) du Ministère de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales (MINEPIA), avec la participation des équipes pédagogiques des huit (08) centres de formation des MP sus-évoqués et l’animation d’une équipe de la coordination nationale du programme PCP-AFOP.

Cette évaluation avait pour objectifs de :

  • Caractériser les pratiques pédagogiques dans les cinq (05) centres de formation ayant conduit la formation de la deuxième promotion des MP;
  • Construire ou actualiser, sur la base des leçons tirées des vécus des équipes pédagogiques, les outils de planification, d’organisation et d’animation de la formation des MP (pêche artisanale maritime et pêche artisanale continentale).

La démarche a consisté en la récupération des vécus de chaque équipe pédagogique, puis à l’analyse participative de ces vécus sur les centres d’intérêt suivants :

  • le positionnement des apprenants ;
  • l’organisation de la formation ;
  • l’animation des formations ;
  • l’accompagnement à l’insertion des formés.

Pour chacun de ces centres d’intérêt il était question de questionner les démarches et outils utilisés, les difficultés rencontrées et les solutions entreprises face à ces difficultés.

Toutefois il faut noter qu’en l’absence des acteurs de l’insertion à l’évaluation, les aspects liés à l’accompagnement à l’insertion des formés n’ont pas été analysés.

De cette évaluation sont sortis quelques résultats qu’il convient de partager.

D’abord sur le plan de l’éthique : pour garantir la pérennité des ressources halieutiques et partant la durabilité de la pêche, des périodes de repos biologique sont observées sur les plans d’eau continentaux au cours de l’année, faisant ainsi de la pêche artisanale continentale une pêche  essentiellement saisonnière. Ce qui vient confirmer le constat qui avait déjà été fait lors de l’accompagnement à l’insertion des deux promotions sus-évoquées. Cette saisonnalité oblige les pêcheurs à développer à côté de la composante pêche une ou plusieurs autres composantes, notamment des composantes agropastorales. Il y a donc nécessité que la formation des MP en pêche artisanale continentale prenne en compte des aspects agropastoraux en prélude à leur installation.

Une telle prise en compte exige l’intervention des moniteurs à compétences agropastorales dans les centres de formation des MP. Les modalités de mobilisation de ces moniteurs sont en cours d’examen à la coordination nationale du programme PCP-AFOP. Quant aux modalités pédagogiques elles seront les mêmes qu’en formation des exploitants agricoles, à savoir l’alternance entre le milieu socioprofessionnel et le centre de formation, avec au préalable l’identification et la formation des référents à leur rôle.

Par contre la pêche artisanale maritime se pratique tout au long de l’année et les pêcheurs n’ont pas forcément besoin d’autres composantes à côté de leurs activités de pêche.

Sur le plan de l’organisation des formations : un calendrier des activités de pêche a été élaboré autour de chaque centre de formation, ce qui  permet de coller véritablement les activités de formation aux activités de pêche sur les plans d’eau au niveau local. Ce calendrier a permis de se rendre compte que les périodes de repos biologiques tombent à des moments différents au cours de l’année, compte tenu de la grande diversité climatique du Cameroun et de la répartition géographique des centres de formation des maîtres pêcheurs.

Sur cette base trois (03) rubans pédagogiques ont été élaborés :

  1. Un pour la pêche artisanale maritime,
  2. Un pour la pêche artisanale continentale zone septentrionale et
  3. Un pour la pêche artisanale continentale zone centrale et méridionale.

La déclinaison de ce ruban en formation passe par un outil de programmation périodique qui, comme son nom l’indique, s’élabore au cours de réunions périodiques, véritables séances de concertation des équipes périodiques.

Au plan des contenus de formation : le référentiel du métier de MP est un référentiel national. De plus, la prise en compte des aspects agropastoraux ne saurait se faire de façon uniforme dans tous les centres en termes de contenus, compte tenu de la dispersion géographique des centres développant la pêche artisanale continentale. Cette prise en compte se fera donc à travers un/des module(s) d’adaptation locale propres à chaque centre pour tenir compte des réalités locales. Les équipes pédagogiques des centres de formation seront accompagnées par la coordination nationale PCP-AFOP dans la  construction desdits modules d’adaptation locale.

Pour ce qui est du suivi des apprenants en formation : des outils d’établissement de la situation de référence des MP à l’entrée en formation ont été élaborés. En effet cette situation de référence permettra de mesurer les effets de la formation et plus tard de l’insertion sur ces jeunes.

S’agissant de l’animation des formations : il est ressorti des vécus des équipes pédagogiques que les apprenants apprennent le métier au centre de formation, puis vont en stage pour appliquer ce qu’ils ont appris au centre. Une telle conception place le centre comme référence en matière de pêche, ce qui n’est pas vrai du moment où certains moniteurs, sinon la plupart d’entre eux n’ont jamais pêché. Du coup se pose le problème de valorisation des expériences locales dans la formation : Comment valoriser les expériences des professionnels locaux dans la formation ?

A ce sujet, les stages devraient être considérés comme des occasions de confrontation des idées et des pratiques par les apprenants : confrontations entre les idées et pratiques issues des apprentissages au centre et celles issues des observations sur les pratiques des professionnels qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Une telle confrontation devrait permettre à l’apprenant de faire des analyses et de procéder à des choix raisonnées, justifiées et donc durables. Le moniteur prendrait alors sa véritable place d’accompagnateur (accompagnement dans cette confrontation d’idées).

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